Le 8 mars toute l'année

 

Parce que les chiffres prouvent que, même si les conditions de vie et de reconnaissance légitime ont évolué avec le temps, les femmes et les hommes ne naissent toujours pas libres et égaux en droits. L’accès aux études, les opportunités professionnelles valorisantes et conformes aux formations, les salaires, les retraites, la présence dans la vie politique et sociale… les femmes sont loin d’être logées aux meilleures enseignes… encore moins de pouvoir s’affirmer en nombre suffisant.

La réalité est aussi décevante car elle nous démontre que 85% des femmes élèvent seules leur(s) enfant(s) contre 15% des hommes, que celles-ci consacrent le double du temps des hommes aux tâches ménagères, qu’elles sont majoritairement déconsidérées dans leurs opinions, victimes de sexisme voire de harcèlement ou même de violences extrêmes et intolérables. Le quotidien révèle malheureusement trop souvent la transparence des femmes, quand ce n’est point un mépris flagrant infligé par les hommes. Les femmes se doivent de cumuler plusieurs rôles (professionnel, épouse, mère, domestique…) quand les hommes se jugent suffisamment utiles dans l’unique exercice de leur profession et exigent de devoir profiter au maximum de leur temps libre. Une femme n’en fait jamais assez, n’est jamais assez bien tant physiquement qu’intellectuellement quand un homme persiste à se poser en héros, même s’il est bedonnant, affalé dans un canapé, à se prélasser des heures devant son poste de télévision ou son écran de télévision. Une femme a une idée, l’homme la réquisitionne et s’en octroie le privilège de la réussite. Quel dédain magistral ! Surtout lorsque l’on considère la masse considérable d’hommes incapables de se débrouiller convenablement et durablement sans la présence d’une femme. Le pire réside en ces faux intellectuels qui, sous prétexte qu’ils ont validé un cursus plus ou moins bidon, s’arrogent le pouvoir d’écraser tous les membres féminins de leur environnement, à commencer par leur compagne, qu’ils bafouent et trompent la majeure partie du temps, et qu’ils ont réduit à un état de quasi esclavage… Les réflexions blessantes, les regards dédaigneux, les sourires suffisants, des coups bas insignifiants qui en disent long…

Il faut s’indigner de ces évidences qui ne peuvent et ne doivent plus tomber dans la banalité ! Et agir !

 

inegalites-femmes-hommes.jpg 

4priorites.jpg