Connaissance

 

 

Il y a des gens que l’on ne connaît pas, ou pas vraiment, mais devant lesquels on éprouve l’impression étrange, comme un sentiment intense, de les côtoyer depuis des années.

Toi. Dès que je t’ai vu, ou plutôt aperçu, j’ai été envahie par la sensation basculante d’avoir toujours vécu à tes côtés.

Toi visage, tes expressions m’étaient clairement familières. Tes mots-mêmes ne dissimulaient aucun secret ; tu tenais des propos que j’aurais pu lancer avant toi si ton souffle n’avait été plus rapide que le mien. Ils étaient à ton image, francs et directs, sans orgueil ni haine, vrais.

La preuve, tu répétais sans cesse que depuis le temps que l’on se connaissait ce n’était pas maintenant que l’on allait commencer à se mentir.

Tu l’avais même écrit, je m’en souviens. Désormais c’est tout ce qui me reste.