Joie

 

 

Cette joie-là, vois-tu, je suis totalement incapable de te la justifier.

Je suis assise chez moi, seule, muette, immobile et je me mets à rire.

Le monde est indifférent autour de moi, la civilisation moderne se noie sous une multitude de problèmes dont je suis consciente ; tu es parti et je ne sais même pas si tu reviendras ; et pourtant je ris.

Je ris tellement que j’en perds le souffle, que je sens un réel malaise m’envahir, que je suis obligée de me coucher pour éviter le pire.