Leçons


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Nos lois sont écrites telles des preuves indélébiles de nos aptitudes à pouvoir les engendrer, seulement ; les appliquer, rarement.

Les leçons reçues sur les bancs scolaires ont enrichi, quelquefois, nos esprits ; usé, beaucoup, nos fonds de culottes ; mais sont-elles restées pratiques et praticables dans le courant de nos existences ?

La conjugaison. Je suis, tu es, nous sommes… Simple. Je t’aime, tu m’aimes, nous nous aimons… Sublime. En théorie. La réalité…

La grammaire. Même avec une adaptation singulière, compte tenu du contexte, ses règles demeureront à jamais des variations trop belles pour être exécutées.

Lorsque deux verbes se suivent, le second se met à l’infinitif. Quand deux êtres se lient, leur amour doit se conjuguer à l’infini. L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte ; la passion devrait s’adapter aux goûts et aux couleurs du sujet auquel elle est dévouée.

Merveilleux enseignement que celui qui nous a été légué en héritage par nos maîtres. Le mode d’emploi, pourtant souligné et encadré, ne précisait pas néanmoins que l’application était restreinte.

Limitée à nos cahiers, dirigeant notre manière de nous exprimer, l’instruction acquise à travers les livres apparaît telle une formule magique dont on ne peut faire aucun usage, ou si peu.

En arithmétique, un plus un fait toujours deux. Un homme plus une femme renvoient, hélas, trop souvent, un résultat nul.

Erronées, les données sont à revoir et à corriger. Et dire que l’on nous a contraints à les apprendre par cœur !