Artémis

 

 

 

De la nature complice

Mais de l’amour novice

Un beau jour Artémis

Découvrit qu’entre ses cuisses

S’offraient mille délices.

Cédant aux caprices

De cet obscur narcisse,

L’ardente séductrice

S’abandonne aux supplices

D’un splendide métis.

En fait nuls sacrifices

En cet élégant exercice.

En ces tendres prémices,

Appréciant avec malice,

Les caresses sur sa peau lisse,

Tandis que ses sens faiblissent,

Elle perçoit l’insidieux indice

Qui, au bord de son précipice,

S’apprête pour l’ultime préjudice.

Délaissant ses fiers artifices,

Tandis qu’en son corps glisse

Le fougueux édifice,

Elle s’avoue en cet instant propice

Qu’il n’existe plus voluptueux services

Que ceux procurés par le vice.