Je me suis assise au bord du fleuve

 

 

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Je me suis assise au bord du fleuve

En attendant qu’il pleuve

Afin de laver mon âme

Et noyer mes larmes.

Cœur blessé à la dérive,

Pantin oublié sur la rive,

Mon esprit se perd dans les nuages

Tandis que mon corps subit les ravages.

Toutes les pièces cassent une à une,

Mes yeux se pendent au clair de lune.

J’ai mal au creux de moi,

Il y souffle un vent froid.

J’ai peur au fond de moi

Car tu n’es plus là.

Tant de nuits avec ta seule ombre,

Trop de pleurs dans les heures sombres.

Fantôme fuyant de mes jours

Et ces prières pour ton retour.

Mon regard accroché à l’onde

Cherche encore à entrer dans ton monde.

Les attentes au goût amer de souffrance,

Et ces présences pétries de silence.

Pour moi tellement peu d’exigences,

Mais je n’avais aucune chance.

Trop de soucis, surgit l’ennui,

S’évade l’envie, meurt la vie.

J’aurais tellement voulu,

Longtemps j’y ai crû.

Tout en moi est pour toi

Tu ne le vois pas, tu n’en veux pas.

Désormais tout est perdu

Règne le noir absolu.

Je  me suis assise au bord du fleuve

En attendant qu’il pleuve

Pour étouffer mon chagrin

Dans les flots lointains.

Ma peine se confond dans les regrets,

Je sais que je ne te reverrai jamais.