Je t'aime Maman

 

 

Au printemps de ma vie, en mon berceau impuissant,
Ignorant le génie de ces mots charmants,
Seuls mes sourires, mes regards innocents
Egalaient tes plaisirs et tes égards ardents.


Quand vint la belle saison, l'été de mon séjour,
Trop rebelle en mes raisons, échappé de tes jours,
J'omettais de t'offrir ces propos reconnaissants
Que tu espérais en tes délires, chauds et réconfortants.

Puis surgit l'automne, l'amorce du déclin,
Les défis manqués de l'homme face à la force de son destin,
Je concevais stupide cette image puérile,
Tu attendais sans doute encore cet hommage futile.

C'est l'hiver qui traîne, la solitude du crépuscule,
Le désert des rêves et l'amertume qui bouscule.
Les regrets du pire en nos présents,
Car j'ai oublié de te dire : JE T'AIME MAMAN.