Messires

 

 

Messires, en ces temps, je songe à vous souvent.
Plus que jamais vous éclatez de puissance,
Malgré le chaos vous croyez en la chance,
Celle qui vous place déjà au firmament.

Parmi les clichés glacés et éphémères
Je vois danser vos arabesques décalquées.
Par l'effort accompli vos corps se sont sculptés,
Merveilleusement dignes des héros d'hier.

Je vous observe, toujours de loi, en douceur.
Votre savoir et votre ambition font peur.
Vos nobles succès effrayent plus d'une femme.

L'amour, grands seigneurs, vous délivre dans le noir.
Vous connaissez même le goût des pleurs le soir.
Parfait idéal, l'homme a une âme !