Mort blanche

 

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Jour de décembre sous la neige,

La route immaculée et ses pièges.

Une année qui s’achève

Avec ce mois de rêve.

Sur leurs visages, leurs sourires

Qui les aident tant à vivre.

La campagne est tranquille avec ce temps,

Leurs vies paisibles, ils s’aiment tant.

Et puis soudain, au détour

D’une route, d’un carrefour,

Le point de non retour,

Le compte à rebours.

Collision inévitable, choc frontal,

Stupide, insensé, l’accident fatal.

Envolés tous ces instants de bonheur,

Le présent se noie dans le malheur.

Effacés tous ces rêves et ses désirs,

Son cerveau n’est plus que délires,

Restent les souvenirs

Et cette obligation de survivre.

De son être il a perdu la moitié.

Pourquoi lui, pourquoi cette fatalité ?

La vie lui a tout pris, sans jamais rien lui donner.

Cette femme si douce, pourquoi l’avoir tuée,

Elle était si jeune, elle n’avait que trente ans

Elle portait en elle leur enfant.

Maintenant il est tout petit, il pleure,

L’existence n’a plus de goût, aucune saveur.

Elle était ses jours, elle était ses nuits,

Elle gommait ses ennuis et créait ses envies,

Elle était belle et terriblement intelligente,

Timide, fragile et si indulgente,

Elle traînait ses chaînes,

Et apaisait ses peines.

Elle était toutes les fleurs qui embellissent la vie,

Il ne reste que les larmes qui détruisent ceux qui survivent.

Sans cesse dans sa mémoire

Il se racontera leur histoire

Car elle aurait voulu qu’il en soit ainsi,

Elle y pensait souvent, le lui avait dit :

«  Notre amour sera toujours fait de rêves blancs

C’en est sûr, il ne peut en être autrement,

Nous nous aimons tellement,

Que même la mort ne tuera pas vraiment. »