N'attends plus

 

 

 

Le soir se fait tard,

Ton âme s’égare dans le brouillard

Des méandres de ta mémoire,

Inutile retour pour une autre histoire.

Tes souvenirs reviennent à la charge,

Avec leurs bons côtés, leurs belles images,

Avec leurs regrets, leurs zones sales,

Bilan ordinaire d’une vie banale.

Tu vis sur cette terre,

Bien seul parmi tes frères,

Solitaire dans ta misère,

Aveugle devant ton enfer.

De tout ça tu as mal

Mais tu as trop admis que c’était normal.

Tu as attendu cette main,

Ce fut toujours en vain.

Tu as cherché ce regard

Qui te guiderait tel un phare,

Quelqu’un, quelque part,

Des êtres un peu moins bizarres,

Ce ne furent que des pleurs

Qui noyèrent tes heures.

Tu as parcouru tout l’univers

Pour découvrir la flamme mère,

C’est la solitude

Qui meuble tes habitudes.

Tu n’as jamais déchiffré le sens

Des symboles de ta chance.

Cependant as-tu bien essayé,

As-tu vraiment osé, tout tenté ?

La vérité n’est pas forcément là où l’on pense.

Futiles mirages de gloire, de puissance,

Inutile de se perdre si loin,

Le bonheur existe pour bien moins.

Ridicule de sans cesse vouloir

Que les autres effacent ton noir,

Prends ton destin par la main,

Dessine-toi d’autres lendemains,

Donne un geste, un signe,

Même stupide, même infime,

Pour que les gens te voient,

Afin qu’ils croient en toi.

Un jour tente le premier pas,

Ecoute ces hommes et leur foi.

Ne tais plus tes sentiments

Car la vie se meure lorsque l’on ment.

Oublie les absences,

Bénis les présences,

Accepte les différences,

Bannis les intolérances.

Admire le monde avec des yeux nouveaux,

Aime avec un cœur tout beau.

 

N’attends plus que l’on agisse pour toi,

N’attends plus que l’on vienne vers toi,

N’attends plus que l’on n’aime que toi,

N’attends plus que l’on gagne pour toi.

 

La vie par procuration

N’est que source de désillusions,

De haine et de mépris,

Décide de tes envies,

Evade-toi de tes soucis,

Mène ta propre vie.

 

Le bonheur triomphe si l’on désire s’y risquer

Mais rappelle-toi qu’il faut d’abord vouloir aimer.