Sauvons nos âmes

 

 

Sociétés civilisées

Quelle est votre destinée ?

Entre un verre de bourbon

Et toutes vos dépressions,

Saurez-vous trouver les raisons

Qui nous mènent à la perdition ?

Au fond de vous jamais de honte,

Le bien, le mal, des contes.

Il vous faudra pourtant rendre des comptes,

Car, si de la vie vous êtes les pontes,

Les vainqueurs n’ont pas le choix,

Face à la mort enfin une juste loi.

Hâtez-vous avant qu’il ne soit trop tard,

Tout est prévu, pas de hasard.

Il vous suffit de quitter l’indifférence

Pour apaiser quelques souffrances.

Vos états d’âme, vos humeurs,

Futilités, quand dans les pleurs

Des nations entières de faim se meurent,

Sans même déranger la conscience de vos heures.

Entre les boutiques et les châteaux,

Les palaces et les casinos,

Vous ne savez comment dépenser

Ces millions gagnés à tricher,

Tandis qu’ailleurs, loin de vos festins,

Des peuples ignorent jusqu’à la saveur du pain.

Comme toujours hors de vos esprits

Tous ces pays et leurs soucis.

Vous ne savez, ne voulez pas,

De toute manière c’est comme ça.

Ici bas à chacun ses ennuis,

C’est drôle, pas de jalousie.

Vos cœurs ont des œillères,

D’égoïstes frontières.

Un jour vous regretterez

De ne vous être jamais inquiété,

D’avoir oublié, méprisé,

Le mendiant et le déshérité.

Ces droits là ne s’achètent pas,

Néanmoins vous n’y croyez pas.

Suivez-moi, soyez-en sûrs,

Une fin surviendra à votre aventure,

Sans place pour vos faux malaises,

Vous serez au bord de la falaise.

En ces temps vous serez les premiers

A implorer la bonté, la charité.

Vous possédez tout sur cette terre,

Mais attention, ensuite peut-être l’enfer,

Car, malgré votre argent, vos ambitions,

Là-haut règne un Dieu Raison.