Souvenirs

 

 

 

Quand sur nos vies tombe le soir,

Lorsque le vide se fait en nos mémoires,

Parfois reviennent à la charge

Ces êtres aimés et leur image.

Pas de regrets, pas de morsures,

Les souvenirs ne sont pas que blessures.

Ouvrir notre âme,

Rien d’infâme,

Avouer nos rêves, nos fantasmes,

Ce n’est pas qu’affaire de femmes.

Il se le dit, puis il oublie,

Manque de temps ou d’envie,

Pourquoi faire le point sur cette vie

Où il n’est que futile survie ?

Homme discret, trop effacé,

Etre secret, vif écorché,

Son cœur saigne

De tant de peines,

Il traîne ses chaînes,

Trop de colère en ses veines,

Il a beau se dire et même l’écrire,

Qu’il n’a peut-être pas vécu le pire,

Qu’il n’y peut rien, que c’est comme ça,

De cette vie il ne veut pas.

Il n’y croit pas

Mais elle est là,

Dans cette nuit, une lumière,

Sa petite lueur sur cette terre.

Aussi il doit, c’est décidé,

Ouvrir les yeux et avancer.

Dans le fond ce n’est pas si mal,

Juste un peu banal.

Il les voit bien, ils sont tous là,

Ces êtres tant chéris ici-bas.

Ces bonheurs, une telle chance,

Effacent toutes les souffrances.

La vie n’est pas toujours dans l’avenir,

La joie éclate aussi dans les souvenirs.